Conférence « CHARLES BARRE, homme de lettres et artiste lannionnais méconnu »

Samedi 9 décembre à 14h30 – Conférence à Lannion par André LE PERSON, membre de l’ARSSAT

Salle de conférence Sainte-Anne à Lannion – 2 rue de Kerampont – Entrée libre

Conférence organisée en partenariat avec l’Espace Sainte-Anne

Charles Barré (1866-1937), fils de commerçants Lannionnais est avocat à Lannion avant 1900, puis juge de paix. Il reste méconnu malgré une œuvre d’importance, écrite et illustrée. Restée inédite, elle vient d’être mise au jour en partie.

En 1900, il rédige le premier guide touristique de la région, intitulé « Eventail et Gerbe de Plages Bretonnes des Côtes Lannionnaises » : c’est un carnet de 280 pages illustrées de poèmes, de 170 dessins et de plans, réalisés à la plume. Il écrit ensuite ses souvenirs sur « La Mère Aimée, le poète Gabriel Vicaire et les amis de La Clarté-Ploumanac’h » dans un manuscrit qu’il remet, avant sa mort, à Léon Dubreuil, historien du Trégor, qui l’utilise pour écrire ses chroniques sur « Les Chantres du Trégor ». Dès 1892, il se met à photographier, puis à peindre, et surtout écrire des poèmes pour immortaliser les sites et rochers de sa terre d’Armor qu’il veut protéger des menaces créées par la naissance du tourisme.

Quelques écrits et des photos évoqueront cet homme attachant, admirateur de la belle justice. Sportif, il se distingue surtout pour être un défenseur de la belle Nature, un militant à l’origine de la création en 1901 à Ploumanac’h, de la première association de défense des sites naturels. Bref, un véritable « Chantre du Trégor » qui aurait aussi mérité un médaillon sur la Roche des Poètes.

 

A cette occasion une exposition temporaire sera ouverte au public du 6 au 15 décembre, dans l’espace attenant à la salle de conférence et la cafétéria. Il y sera présenté des reproductions des œuvres de Charles Barré (poèmes, dessins, photos, tableau) et deux toiles de son ami peintre Théophile Salaün dont la ville de Lannion est propriétaire.

Charles Barré de profil à droite lors de l’inauguration du médaillon de Gabriel Vicaire à La Clarté le 28 août 1910