CONSERVATION D’UN PATRIMOINE MECONNU : LA PLATE TOMBE MEDIEVALE

Samedi 26 octobre – Conférence à Lannion
Salle de conférences de l’Espace Sainte-Anne

Par Michel Schadeck, membre de l’ARSSAT

Grallon de Kervastar (†1383) Musée de Quimper Frottis – M.Schadeck
Michel Schadeck est accueilli par Michèle Le Bourg, présidente de l’ARSSAT

Grises et presqu’anonymes, souvent dressées contre les murs de nos églises, parfois encore au sol, les plates tombes ont été le monument funéraire le plus produit au Moyen Âge. Seul monument n’appartenant pas au monde de la sculpture mais à celui de la gravure, elles représentent aujourd’hui en France un patrimoine d’une richesse inégalée en Europe. Sa répartition régionale dépend du socle géolithique sous-jacent et permet d’opposer ainsi, la Bourgogne et son sol calcaire facile à travailler, au granit de la Bretagne plus difficile à graver.

Autour d’une effigie fréquemment rencontrée, vont s’articuler l’épigraphie et la conception symbolique de la mort très présente au Moyen Âge.

Des documents de ces œuvres souvent disparues ou détruites ont heureusement été conservés sous forme de dessins (Gaignières et avant lui P. Paillot au XVIIe siècle). Le siècle des Lumières a également joué un rôle important dans la préservation de ces monuments en les relevant contre le mur des églises.

Aujourd’hui, nombre de ces dalles sont encore illisibles ou trop exposées aux dégradations naturelles ou aux pas des touristes. Si la photographie a été utilisée dès le XIXe siècle, le frottis, qui sera évoquée au cours de la conférence, demeure une technique de reproduction fidèle et relativement facile à exécuter.

Le conférencier réalisant un frottis en guise de démonstratio
Michel Schadeck répondant aux questions de la salle

Cette conférence sera prolongée par une exposition des travaux de Michel Schadeck, du 05 au 14 novembre