La défense du front de mer de la côte nord de la Bretagne, contre la menace sous-marine allemande pendant la Grande Guerre

Conférence

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Samedi 12 mars
Par Alain BOHEE, membre de l’ARSSAT

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En cette année de commémoration de la bataille de Verdun qui dura 300 jours et 300 nuits, l’histoire de la Grande Guerre, a surtout retenu le front terrestre et les tranchées, cantonnant à un rôle anecdotique la guerre sur mer. C’est pourtant en grande partie sur mer que s’est joué le sort de la guerre : seule la voie maritime permet de ravitailler l’Entente (Angleterre, France et Russie) en matières premières, denrées diverses, … La maîtrise des mers est vitale pour ces pays engagés dans une lutte à mort contre les Puissances Centrales (Allemagne, Autriche-Hongrie, Empire Ottoman et Bulgarie).
Dans une guerre d’extermination du trafic sur mer menée par les Puissances Centrales, la stratégie navale va être révolutionnée par l’usage du sous-marin. Au début du conflit, ce nouveau moyen de combat n’a pas d’ennemis. Les Amirautés de l’Entente sont prises au dépourvu, faute d’avoir su préparer la lutte contre les sous-marins, alors que les chefs avaient le devoir de lire les budgets allemands qui triplent entre 1907 et 1913 pour la construction de cette nouvelle arme navale.
La Marine Nationale, face à la menace sous-marine allemande, a mené une tâche ingrate et terrible ; cependant, même cent ans après, pour beaucoup de Français il est difficile d’appréhender l’ampleur de cette lutte sans merci. Il a été dit avec juste raison que, pendant cette longue guerre, nos marins ont été à la peine mais rarement à l’honneur. Cet exposé permettra de leur rendre hommage, et de faire découvrir l’évolution de cette lutte féroce qui se déroule sur les mers et les océans, en particulier sur les côtes nord de la Bretagne et du Trégor-Goëlo, parallèlement à la guerre terrestre sur les divers continents.

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