le tregor

3 réponses à le tregor

  1. carminati dit :

    Bonjour,
    Le blog et les articles mentionnent que les statues ont été repeintes. Si c’est en effet le cas, je trouve vraiment malheureux que les efforts de l’association et l’argent engagé aient été totalement à l’encontre du respect des sculptures. Repeindre des sculptures anciennes est honteux, je ne comprends pas que la conservatrice des antiquités et objets d’art ne se soit pas élevée contre ce vandalisme. Les restaurateurs professionnels sont capables de faire des retouches de polychromie qui ne recouvrent pas la polychromie d’origine et redonnent un aspect totalement harmonieux et lisible. Il n’était pas nécessaire de refaire une nouvelle polychromie. Sauver des œuvres de la destruction est louable, encore faut-il respecter leur authenticité. Je souhaite que vos projets pour le retable ne mènent pas à de telles dégradations. Il faut savoir rester mesuré dans le degré de restauration.

    • gpenet dit :

      Bonjour,

      Votre réaction est légitime. Laissez nous le temps de joindre les experts en cette période de vacances pour vous donner une réponse complète.

      Je vais seulement apporter quelques précisions qui, je l’espère, ne seront pas contredites par eux.

      Ces statues sont exposées aux intempéries depuis trois cents ans. Le projet initial était bien, comme vous le notez, de conserver la chromie d’origine.

      Les recherches n’ont pas mis en évidence de restes de polychromie, et, pour plusieurs statues, il n’y avait plus de chromie du tout.

      C’est dans ce contexte et aux fins d’améliorer la conservation de l’oeuvre qu’il a été décidé de compléter la protection des statues par une reprise de la peinture sur la base des éléments encore visibles.

      Nous faisons toute confiance dans la compétence des experts qui ont suivi le dossier et dans le bien fondé de leurs décision.

      Nous vous communiquerons dès que nous l’aurons leur réponse.

      • gpenet dit :

        Chère madame,

        Avant toute chose nous tenons à vous remercier d’avoir pris la peine de visiter notre site. Comme vous avez pu le constater, il n’est pas encore terminé et nous apprécions beaucoup tous les commentaires, et en particulier la pertinence du vôtre ;

        En préalable nous tenons à vous rappeler que nous avons identifié les quatre dernières restaurations/interventions. Seules celles de 1981/82 et 1954 ont pu être documentées. Sans que cela ne puisse constituer les prémices d’une règle absolue, nous avons établi que des interventions avait été engagées environ tous les trente ans ce qui n’a rien d’extraordinaire, les statues, exposées en extérieur, subissant au quotidien tant les intempéries que les attaques des mousses/champignons et insectes.

        Si l’on rapporte cette fréquence d’intervention à l’âge des statues on peut imaginer qu’elles ont été « restaurées » environ onze fois en 330 ans!

        On sait par témoignage direct que l’intervention de 1954 sous l’autorité de l’abbé B. a été effectuée par des lycéens de Saint Joseph de 14/16 ans, armés de brosses en chiendent qui ont ensuite appliqué les produits phytosanitaires de l’époque.

        Pour la restauration de 1981/82, le Conservateur Délégué des Antiquités et Objets d’Arts des Cotes d’Armor nous a procurés des photos montrant l’état pitoyable des statues avant leur restauration, dont de nombreux membres cassés et des manques.

        Vous écrivez « Les restaurateurs professionnels sont capables de faire des retouches de polychromie qui ne recouvrent pas la polychromie d’origine et redonnent un aspect totalement harmonieux et lisible »

        C’est exactement ce qui a été fait, puisque rien n’a été inventé; on a poussé un peu plus que d’habitude la retouche des lacunes, trop nombreuses pour être laissées apparentes: cela aurait nuit à la lisibilité des statues. Il faut aussi dire que la polychromie d’origine était lacunaire à plus de 90%.

        Enfin, il n’a jamais été question de repeindre (il faut y voir une traduction en langage commun de journaliste), mais de retoucher, le tout avec des matériaux réversibles, dans le respect de la déontologie et des instructions internationales (lisibilité-stabilité-réversibilité: charte de Venise).

        Pour finir, ces retouches, traitées /a trattegio/ pour être lisibles de près à un œil averti, servent également de couche de protection au bois, qui, lui, est d’origine, car les statues sont exposées aux intempéries, ainsi que l’avaient voulu leurs créateurs.

        Nous vous invitons à aller constater tout cela de visu. Nous vous rappelons que durant l’été, des visites commentées sont possibles le vendredi après-midi

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